Un musée a annoncé aujourd’hui qu’il exposera un parchemin datant de 200 ans. Ce parchemin contient un serment du célèbre samouraï  Sakamoto Ryoma (1836-1867), scellé par son sang.  

La plus célèbre photographie de Sakamoto Ryoma

C’est le seul pacte connu avec le sang de l’homme qui était l’un des dirigeants du mouvement qui bouleversa le shogunat de Tokugawa. Sakamoto Ryoma est un des personnages historiques préférés des japonais, qui lui a valu le dramaRyomaden (La Légende Ryoma) en 2010 et un livre écrit par Ryôtaro Shiba, appelé Ryoma ga yuku.

Le Sakamoto Ryoma Museum, dans la préfecture de Kochi, présentera le document, appelé « kishomon » (serment), jusqu’à la fin du mois d’août.

Les responsables du musée ont indiqué que Sakamoto aurait écrit le kishomonà l’âge de 25 ans, quand il devint un disciple de Tokuhiro Kozo, spécialiste de l’artillerie occidentale du clan Tosa (actuelle préfecture de Kochi). La famille Tokuhiro était en charge des armes à feu du clan depuis des générations, et Tokuhiro Kozo étudiait l’artillerie occidentale sur les ordres du seigneur local.

Les 216 personnes qui ont signé le kishomon entre 1842 et 1863 ont promis qu’ils « ne diraient à personne ce qu’ils ont appris ». On ne connait pas encore le secret qu’ils gardaient. Mais parmi les signataires connus figurent Takechi Hanpeita, qui dirigea plus tard le parti de Kinnoto de Tosa, un groupe consacré à la restauration de la domination impériale et qui a renversé le shogunat, ainsi que son élève Okada Izo et le frère aîné de Sakamoto, Gonpei.

Sakamoto l’a signé le 20 septembre 1859, sous le nom de Sakamoto Ryoma et Naokage, son vrai nom, après avoir étudié l’escrime à Edo (aujourd’hui Tôkyô). Il est ensuite devenu un samouraï sans seigneur et s’enfuit de Tosa.

Bien que l’existence du kishomon était connu, son emplacement s’était toujours révélé introuvable. Finalement, plus tôt dans le mois, le détenteur du document l’a fait parvenir au musée.

Sakamoto était un visionnaire qui dépeignit le Japon avec une perspective internationale. En 1865, il fonda une société de commerce à Nagasaki avec l’appui du domaine Satsuma (actuelle préfecture de Kagoshima) et aida à négocier l’alliance de Satsuma-Choshu (actuelle préfecture de Yamaguchi) en 1866. Il était devenu une force motrice pour le renversement du shogunat Tokugawa.

En Novembre 1867, Tokugawa Yoshinobu, le 15ème shogun, demanda au tribunal d’accepter le retour du pouvoir politique sur le trône. Un mois plus tard, Sakamoto était assassiné à Kyôto avant même de voir les changements drastiques qui surviendront au Japon.

La technique du Samurai Ryôma enfin authentifiée

Un rouleau sur la fin d’apprentissage du sabre délivré au samouraï légendaire Sakamoto Ryôma a été déclaré authentique par un expert du Musée National de Kyôto. Ceci confirme qu’il était bien maître en la matière.

Sakamoto_Ryoma_epeiste_authentifié_rouleau_Kyoto

Malgré la célébrité de Sakamoto, sa véritable prouesse au sabre japonais (katana) avait souvent été débattue par les experts.

Né en 1836 dans l’actuelle préfecture de Kochi, Sakamoto a joué un rôle de premier plan dans la modernisation du gouvernement national dans les turbulentes années de 1860. Il est souvent dépeint dans les romans, mangas, séries, films et considéré comme un héros national.

Le rouleau en question mesure environ 18 cm de large sur 2,7 mètres de long. Il y est écrit que Sakamoto maîtrise « l’art de la guerre en utilisant un katana à manche long dans le style Hokushin Itto-ryu ». Ce dernier a été délivré par son maître Chiba Sadakichi et il est daté du premier mois de la cinquième année de Ansei, c’est à dire janvier 1858.

Le rouleau est actuellement détenu par un parc à thème sur l’histoire Actland à Konan, (préfecture de Kochi), il décrit 21 types de techniques de combat de sabres et dispose d’une liste de noms qui comprend Chiba Shusaku, fondateur du Hokushin Itto-ryu, et Chiba Jutaro, un des fils du maître Sadakichi.

Teiichi Miyakawa, directeur des images d’archives et de leur gestion au Musée National de Kyôto et expert sur la vie de Sakamoto, a confirmé l’authenticité de ce rouleau en y notant la présence de la constellation de la Grande Ours, (symbole de l’école Hokushin Itto-ryu). C’est par sa ressemblance avec diverses images de la constellation sur d’autres parchemins délivrés par l’école que le lien à pu être établit.

Le directeur d’Actland, Akio Kitamura, a déclaré que le rouleau sera mis à disposition du musée.

LA LAME DU SAMOURAI RYÔMA MONTRÉE AU PUBLIC POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 86 ANS

Loin des regards du public, un « wakizashi » (sabre court japonais) ayant appartenu au célèbre samouraï du milieu du 19ème siècle Ryôma Sakamoto, va de nouveau être visible à Tokyo, une première depuis 1929.

La lame, de 52,3cm de long, sera exposée au Musée mémorial Sakamoto Ryôma du 1ernovembre au 3 janvier dans le cadre d’une exposition en cours.

Sakamoto_RyomaRyôma Sakamoto (1835-1867) a joué un rôle clé dans le transfert du pouvoir du shogunat Tokugawa au gouvernement Meiji dans les dernières années de l’ère Edo (1603-1867). Ce wakizashi était réputé pour être l’arme favorite de ce guerrier légendaire.

Après l’assassinat de Ryôma en 1867 à Kyoto, le sabre a appartenu au nouveau et septième chef de la famille Sakamoto, Yataro. Le troisième fils de Yataro, qui vit toujours à Hokkaido, l’a gardé en sa possession pendant des années. Cependant son emplacement était inconnu du grand public quoique l’on connaissait son existence grâce à des photos entre autres.

En juin de cette année, un membre de la famille Sakamoto résidant à Kôchi a effectué une donation au Musée mémorial Sakamoto Ryôma. Parmi les objets donnés, Yukie Maeda, le conservateur en chef de 57 ans, a découvert la liste des biens exposés par Yataro à l’exposition de 1929 qui contenait « ce sabre que Ryôma aimait particulièrement ».

Le sabre avait également été exposé à Kyoto en 1916. Sa description indiquait alors : « un sabre porté par un enfant ».

« La manière dont Ryôma a acquis cette lame est inconnue. Mais il est possible qu’il l’avait en sa possession depuis l’enfance, » avance Yukie Maeda.

La lame est gravée des caractères « Katsumitsu », « Munemitsu », et « Eishoninen Hachigatsu Kichijitsu » sur la soie (partie de la lame insérée dans la garde). Katsumitsu et Munemitsu sont les noms de célèbres forgerons de Bizenosafune (l’actuelle préfecture d’Okayama), un centre important de productions de sabres à l’époque médiévale. Et Eishoninen Hachigatsu Kichijitsu peut se traduire par « un jour heureux d’août 1505 ».

L’exposition en cours, qui présente près de 80 objets, s’intitule “Ryoma no Yoki Rikaisha ‘Sakamotoke-Kazoku no Kizuna’ ” (le lien puissant entre Ryôma et la famille Sakamoto)

La date de clôture est fixée au 22 janvier. L’entrée est gratuite pour les plus personnes âgées de 17 ans ou moins. Au-delà elle coûte 500 yen (un peu moins de 4€).

Source: Japan Times – Wikipédia  Asahi Shimbun