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possible, il y aurait déjà des mangaka français au Japon, c’est ça ?
Ou alors tu as lu des choses négatives sur internet au sujet des Japonais, de leur système d’édition, qu’ils n’aiment pas les étrangers, etc ?
Mais dis-moi.

Que connaissent ces personnes du système de publication japonais ?

Où sont-elles allées pêcher leurs informations ?
C’est bien ce que je me disais.

Si tu penses négativement c’est que tu n’es pas assez motivé et qu’il te faut une excuse pour justifier les difficultés.
Si à l’heure actuelle tu n’as pas d’exemple concret de Français mangaka au Japon, ce n’est ni de la faute des Japonais, ni de la faute de l’édition, ni de la faute de la langue, ni de quoi que ce soit.
C’est juste que personne ne s’est encore réellement donné les moyens.

C’est tout (j’ai quand même des exemples.

J’ai connu une personne au Japon qui avait bien commencé mais qui a abandonné, on est allé chez Shūeisha et Kōdansha et il y a moi aussi chez Akita Shoten, passons).
Maintenant si tu fais un peu de recherches en dehors du net français tu découvrira qu’ils existent des 10ènes de mangaka étrangers au Japon.
Des Americains, des Chinois, des Coréens, etc.
Je te donne un exempte un peu plus pertinent. Carolin Eckhardt.
Elle est Allemande et actuellement mangaka (et là tu es déjà entrain de chercher sur internet).

Cette vidéo date de 2009 quand elle prenait des cours de manga à Hokkaidō.
Elle est donc étrangère, habite très loin de Tōkyō et des maisons d’édition, pourtant…
Et il y a d’autres personnes dans ce cas.
J’ai commencé dans le manga en 2005.

J’ai eu des publications en magazines et tankōbon au Japon, pourtant je n’en ai pas fait mon métier, mais c’est possible !
Tout ça pour confirmer que si ton souhait est devenir mangaka au Japon, c’est possible !
Ensuite c’est à toi de s’entourer des bonnes personnes, de croire en toi et de travailler dure.
Je ne vais pas te faire un spitch sur la confiance en soi, mais t’apporter les connaissances sur grandes lignes pour devenir mangaka, également partager mon expérience personnelle de Français.
Parce qu’il y a les méthodes classiques pour devenir mangaka, certaines connues, d’autres pas, et celles que j’ai découvertes ou pensées par moi-même, grâce à mon expérience et mes analyses, qui se sont avérées confirmées par la suite car réalisées par d’autres personnes entre temps.
Je partage juste mes informations, c’est à toi de faire le reste.
Préambule
Comment devenir mangaka au Japon ?

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Comment devenir mangaka au Japon ne se résume pas sommairement en un bloc de quelques lignes.
C’est l’un des articles les plus importants du site.
En effet, on ne devient pas mangaka simplement en se déplaçant dans une maison d’édition ou en gagnant un concours.
C’est un travail de longue haleine, de patience et d’abnégation où nombreuses sont les approches qui contribuent à atteindre une première publication.
Tout ceci explique pourquoi un article complexe est nécessaire.
Chaque méthode aidant à approcher cet objectif sera détaillée dans différents paragraphes.
Je te parlerai entre-autres du travail d’assistant, des participations aux concours, de la présentation d’un travail à un employé d’une maison d’édition qui sont des incontournables et bien souvent étroitement liées les unes aux autres.

Supports et usages

En temps d’étranger à la publication de manga, mieux vaut prendre connaissance de tout les points importants avant de se lancer dans quoi que ce soit.
Par exempte ceux qui on le malheur de dessiner sur n’importe quel papier de n’importe quel format c’est déjà foutu et ils sont bons pour recommencer tout le dessin à zéro.
Si tu ne serais pas encore au courant du type de papier sur lequel il est impératif de dessiner, il s’agit du manga genkō youshi de format B4.
Ensuite viennent la compréhension de son utilisation par rapport aux différents cadres et à tout ce qui est densité et saturation des points (« nuances de gris ») et dégradés aux screentones.
Mais ceci est à titre d’exemple pour te rappeler qu’il est nécessaire de bien se renseigner avant de commencer un travail qui aura pour but d’être présenté ou d’être envoyé à une maison d’édition.
Dans les paragraphes suivants nous allons voir qu’il y a bien d’autres règles à respecter, mais différentes selon les magazines et les types d’histoires.

A propos des « mangaka » des « formations » manga

Sur internet je vois souvent des « formations »  françaises ou autres de manga, justifier leurs « enseignements » par le seul et unique argument que leurs cours sont donnés par un « mangaka japonais ».

Et là tu te dis, wouah, trop bien, un vrai Japonais.

Bin, moi, personnellement, ça me fait l’effet inverse.
J’aimerais revenir là dessus, car j’ai quelques doutes, non pas sur les enseignement des ces personnes, mais pas leur dénomination largement surestimée.

Pour commencer, je pense sincèrement qu’on ne trouvera jamais de vrais mangaka japonais donner des cours en France pour plusieurs raisons évidentes.

Les raisons les plus évidentes sont la langue et l’égocentrisme.

Mais la plus simple est comment un mangaka travaillant nuits et jours, avec ou sans assistants, faisant la course contre la montre à chaque instant, pourrait aller à l’autre bout du monde enseigner son métier dans un pays qu’il ne connaît pas dans une langue étrangère et qui à choisi une profession libérale, pour justement se désolidariser des horaires et du calendrier pour travailler chez lui dans son élément.

Soyons clairs les enseignants japonais présentés en France en temps que « mangaka » ne sont pas véritablement des mangaka, ou ne le sont plus.

Ce sont soit des mangaka ratés, soit des gens qui peinent à avoir des publications régulièrement, ou des gens qui ont eu quelques publications, mais qui n’ont pas réussi à convaincre leurs lecteurs pour continuer leur travail, soit finalement des gens qui ont étudié le manga sans jamais réussir à percer comme on dit.

Ci-dessus étant ma propre analyse, passons à la réalité dans les faits.

 

Pour raconter une petite histoire personnelle, nous étions allé en 2007 dans une « formation » de manga à Paris (dont je ne citerai pas le nom), mon ex femme et moi.

Elle était et est encore et toujours mangaka professionnelle, et fait partie des vrais mangaka qui travaillent quotidiennement chez eux et publient sans arrêt leurs histoires dans des magazines de prépublication et tankoubon.

Bref.

A cette époque là, de passage en France pour quelques jours de vacances, nous étions allés une journée dans cette « école » pour offrir un stage aux élèves et leur expliquer comment fonctionne le métier.

Cette rencontre avait été prévue de longue date au Japon, quelques mois auparavant.

Le jour même, le directeur à fait une proposition à mon ex en essayant de la débaucher.

J’ai bien rigolé et ça me fait toujours sourire quand j’y repense.
Déjà l’école en question essayait de trouver des mangaka japonais via des petites annonces sur des sites japonais (je les avais grillés car je connais ces sites). Et bien des années après et actuellement leurs annonces y sont encore, sans réponse…

Ce qui est normal quand on connaît un temps soit peu le métier.

Et ils n’en auront jamais.

Pourquoi a-t’elle refusé et pourquoi je peux affirmer catégoriquement que jamais aucun mangaka digne de ce nom ne donnera de réponse à leur annonce ?

La réponse est en partie écrite plus haut et la suite, je vais te l’expliquer.

Elle m’a été donnée par mon ex femme à ce moment là.

Elle m’a dit « non, j’en ai trop chié pour réussir à devenir mangaka et en faire mon métier, c’est des années d’apprentissage, de stress, c’est pas pour arrêter maintenant, pour donner des cours. » , « Je veux travailler à la maison pas pour des étudiants. » ou encore « Je travaille pour le bonheur de mes fans qui comptent sur moi. »

Et puis en plus t’imagines elle ne parle pas un mot de français.

C’est normal, elle voulait devenir mangaka depuis qu’elle avait six ans, attend.

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Et pour en revenir à ce que j’écrivais plus haut, comment un mangaka dont le temps de travail est compté pourrait donner des cours et dessiner ses manga ?

J’ai franchement du mal à concevoir comment ça pourrait être possible.
Je ne peux donc pas imaginer ne serait-ce qu’un instant que des « formations » en France puissent venter leurs mérites et justifier leurs « enseignements » par la seule présence d’un mangaka japonais.

Sa fait plus authentique, certes, mais il ne faut pas prendre les gens pour des cons.

L’argument le plus évident serait de pouvoir dire qu’ils ont réussi à « faire » un mangaka français. Mais même là j’émettrais encore des doutes (parce qu’une publication c’est bien, mais faut voir sur la régularité, sur plusieurs années).
Et je t’invite à faire des recherches sur les « mangaka japonais » en questions.

C’est du domaine du néant, voir venu d’une autre époque.

Bonus: à en juger par leurs comptes SNS, on ne trouve pas d’images de leurs soi disant publications et il y a pas foules dans les gens qui les « suivent ».

Pour pousser les recherches un peu plus loin on arrive quand même difficilement à trouver deux publications.

Mais en y regardant de plus prêt du côté du nom d’édition, il s’agit en réalité d’un catalogue (d’une brochure ?) auto-édité par une formation manga au Japon, à raison d’une brochure par an, qui publie ses étudiants, où l’une des personne a étudié à ce moment là.

Sa en dit long.

Donc ça ne vaut rien.

Attention de ne pas avaler trop de couleuvres.
Tout ça était pour parler des pseudo mangaka qui donneraient donc des cours dans différentes formations françaises et ailleurs (ce qui me donnerait en comparaisons le droit de me prétendre mangaka car j’ai publié chez Akita Shoten ?

Bin non, Faut arrêter !).

Je préfère ne pas m’étaler sur le reste des « formations » en elles-mêmes.

Un mangaka est un auteur de manga, bande dessinée japonaise.

On demande généralement aux mangakas une très grande productivité, mais si leur manga fonctionne bien, ils peuvent devenir très
riches (le pourcentage versé en droits d’auteur étant généralement plus élevé qu’en Europe ) et connaître la gloire en voyant leur série portée à la télévision, au cinéma, dans les jeux vidéos…

Les mangakas travaillent généralement en indépendants mais
s’accompagnent d’assistants qui les déchargent des parties les plus fastidieuses de la création de la bande dessinée (tramages, répétition des dessins…).

Généralement, la carrière d’un mangaka commence d’ailleurs par l’assistance d’un autre mangaka.

 

Source:  emangaka   neomorpheus51