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Licence :
0,60 centimes d’euros jusqu’à 2,00 euros par volume selon le manga.
Démarche : Pour 30000 exemplaires de manga X par 2,00 euros qui verra la somme de 60000 euros et le prix pour 2 licences serait de 120000 euros. Le coût de fabrication et l’exploitation en France sont de 1,86 euros soit o,614 centimes d’euros de droit d’exploitation. Soit 10% du prix du manga hors taxe, de 0,15 centimes d’euros jusqu’à 2,00 euros de traduction et adaptions.
L’imprimeur : 30% Distri-diffu : 25%
L’auteur mangaka : 15% de rémunération.
Commercialisation : Soit 60 000 exemplaires seront mis en vente pour le prix de 5,00 euros /par volume : 60 000 x 5 = 300 000 euros/ brut ou net TTC.

Le coût d’un traducteur Japonais-Français pour traduire des manga:

Le traduction d’un manga  »standard » pour une société d’édition est facturé de 4,00 euros de la page, soit 4 x 220 = 880 euros le volume. Exemple :   Un traducteur qui traduire 10 volumes (tomes), soit 220 pages par volumes. Soit 10 x 220 x 4 = 8800 euros. Le Traducteur Japonais-Français. Tout dépend du contenu mais pour un manga  »standard », il me faudrait 4/5 jours de temps plein pour la traduction, la relecture et les corrections. Le lettrage et le travail d’un graphiste pour les retouches d’images [retoucher les dessins après la modification des onomatopées pour comblé les vides etc…] Le temps total nécessaire à la traduction, l’adaptation et la mise en page d’un manga. Il faut quand même compter 3 semaines à un mois et demi pour un volume (tome). Soit le salaire sera de 880 euros par mois et par volume (tome) ou 1424 euros par mois pour 2 volumes (tomes). Les traducteurs sont au nombre de 5 et travaillent tous enfree-lance depuis la France ou même le Japon.L’achat de licence de manga: Donne le droit de le traduire en français, de l’éditer, de produit dans votre société d’édition, de le commercialisé sur les plate-formes du web {votre site de vente & des blog spécialisé a la vente de manga et d’animation.} Il vous donnes le droit de traduire en français et de mettre les sous titrages sur les épisodes de séries d’animation & de film d’animation que vous avez acheter les licences de droit d’auteur des studio d’animations. Vous avez le droit de commercialisé, de diffusé sur des distri-diffu en France les manga, les animation & les produits dérivés. Pour cela, il vous vaudra : [1] Un financier et des associées pour commencer mais aussi un capital d’argent pour la société d’édition. [2] un site web pro & un blog. [3]  une maison d’édition & une imprimerie (société d’édition). [4]  un atelier de mangaka (un studio pour la création de manga). [5] des VIP commerciales spécialisé dans le marché des licences de manga au Japon. [6]  des traducteurs Japonais-Français et  Japonais – Anglais. [7]  des commerciales pour la vente dans les magasins en europe. [8] un bâtiment (immeuble avec local ou une maison avec un local.)La licence de manga se négocie comme ceci: La licence est une avance des royalties. En gros entre 8 et 10% (parfois plus, ça dépend) x nombre d’exemplaire que l’on peut vendre x prix de vente.
Exemple concret: Manga X de l’editeur Japonais. Éditeur Français Y et Éditeur Français Z veulent le manga X. Y propose a l’editeur Japonais: « Moi je peux vendre 10 000 exemplaires a 7 euros l’exemplaire » Z propose: « moi je peux vendre 7000 exemplaire a 7 euros l’exemplaire ». L’éditeur Japonais prendra la meilleur offre, ici celle de Y. Et Y devra payer: 8% x 10 000 x 7 = 5600 euros 5600 euros d’avance sur les royalties, ensuite s’il vend 7000 exemplaire, il aura perdu 8% du prix de vente sur 3000 exemplaires du manga, mais s’il en vend 15 000, il devra payer les 8% uniquement a partir de l’exemplaire 10 001, vue qu’il les a déjà payer pour les 10 000 premiers ( l’avance des 5600 euros ce qui représente la licence en fait.) En sommes, c’est pas excessivement cher. Il faut être convaincant et surtout ne pas tomber dans le piège (que je connaissais pas perso, ils doivent vraiment être mauvais en négociation.
Des licences en « packs ». En gros les japonais te diraient « pour avoir la licence du manga X il faut que tu prennes la licence du manga W aussi ». Genre le W est un mauvais manga, mais ils veulent le vendre aussi. Et donc les Français accepteraient. Bizarre. Ils sont pas assez convaincant a mon avis, vue que dans mes différents contacts avec les japonais, aucun ne m’a proposé ce genre de packs.
« Les 5600 euros pour les 10000 exemplaires, c’est un seul tome ?  » Oui. Tu prends les licences aux nombres de tomes. Manga X tome 1, tome 2, tome 3 etc… Normalement tu prends 2-3 tomes , sauf si c’est un one shot. ^^ Et donc, ça revient un peu plus cher, mais tu peux t’entendre avec eux ensuite, faut savoir négocier. Et tu as la priorité sur les autres éditeurs pour les tomes suivants bien entendu. Genre tu as une licence des tomes 1 a 3, le tome 4 t’es « réserver » et aucun autre éditeur ne peut te le prendre, sauf si tu ne respecte pas tes engagements bien entendu.  » Chaud… l’éditeur français se fait 92% des revenus, alors qu’il ne fait que traduire ?! o__O  » Non pas vraiment.
Rentre dans le coût: -Traduction -Impression – Transport – Distribution – Diffusion – Marge du magasin ( FNAC, autres…) – Taxes (Ben oui!) – Marge de l’éditeur – Perte pour invendu (ça arrive plus souvent qu’on ne le croit) – Loyer, employer, électricité, impôts etc… – J’oublie sûrement des coûts… Il est loin d’avoir les 92% et loin de se faire des marges de ouf par vente. Sachez que le marché du manga, c’est 5 milliards de dollars au Japon, environ 250 millions d’euros en Europe et au Moyen Orient (dont 50% en France) et environ 120 millions de dollars aux USA. Attention les Japonais rachètent les boites d’éditions françaises et s’investissent de plus en plus sur le marcher français.
C’est quoi les « distri-diffu » ? Distri-diffu = distributeur-diffuseur. Ce sont ceux qui sont charger de faire connaître les livres aux librairies et de les approvisionner avec ces livres des éditeurs. Exemple tout bête: Un éditeur a un catalogue de 20 livres, mais il doit les mettre dans les milliers de librairies/grandes surfaces en France… pour les vendre. Donc il ne va pas faire ça lui même (enfin il peut) mais en règle général il fait appel a un distributeur-diffuseur qui se charge de faire se boulot a sa place, en plus de faire connaître le livre a la librairie afin qu’ils puissent mieux la vendre. Sans distri-diffu… aucun (japonais ici) n’acceptera de te donner une licence de manga…

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La place du marché français de l’animation japonaise :
 Il y a quelques années, la France était le deuxième marché devant les Etats-Unis.
Aujourd’hui, il est en déclin.
Les producteurs japonais sont donc contraints de réduire la diversité de leur production en se recentrant sur des séries très typées « Otaku » car ce sont eux qui achètent les DVD au Japon (à des prix très élevés).
A l’inverse, il y a des moins en moins de production d’oeuvres originales car la puissance marketing et commerciale est moins importante et fait courir plus de risques aux équipes.
Les éditeurs japonais sont-ils au courant de la pratique du fansub ?:
Oui.
Ils savent que lefansub rend difficile la commercialisation de certaines séries.Ils ont de plus en plus tendance à pousser les éditeurs français au simulcastet à trouver de nouveaux modèles légaux.
Par contre, les japonais sont assez choqués de voir lesfansub s’approprier leurs oeuvres en mettant le logo de lateam sur le logo de l’oeuvre et les crédits de lateam à côté de ceux des producteurs originaux.Les japonais sont très stricts sur le respect visuel de leurs oeuvres.
Les éditeurs n’ont ainsi pas le droit d’insérer dekaraokés comme le font lesteams defansub car pour les japonais c’est une dénaturation de leurs oeuvres.C’est terminé pour cette semaine suffisament riche en information. La semaine prochaine on parle de la culture du « tout gratuit » et de la place des fansub par rapport aux éditeurs.
Certaines séries fansubbées depuis longtemps ont-elles toujours un avantage à être éditées ?:
 Oui, ça dépend des qualités de la série, de sa capacité à toucher le public sur plusieurs générations.
Il est de plus en plus rare que les éditeurs achètent des séries qui ont été très fansubbées ou qui sont sorties depuis longtemps.
Modes de diffusion et mode de consommation de la Japanim :
 On remarque que maintenant, internet est devenu le principal vecteur de diffusion d’animation japonaise.
Par le passé, on retrouvait des séries sur de grandes chaines comme TF1 (à travers le club Dorothée) ou Canal +.
Maintenant, les chaines qui diffusent les séries sont des chaines plus ou moins difficile d’accès sur des bouquets satellites.
Avec l’effondrement des ventes des supports physiques, les teams de fansub et les éditeurs se retrouvent propulsés sur une même scène.
On peut donc se poser la question du modèle de demain pour la diffusion d’animation japonaise et quelle place pour les différents acteurs ?
Pour Wakanim, le message véhiculé par les plateformes de diffusion peut prêter à confusion.
Une plateforme comme Anime-Ultime est très grand public, très bien référencée sur Google avec des communautés très importantes.
On n’est plus vraiment sur une distribution de niche « par des fans, pour des fans » mais sur une logique de « par des fans, pour le grand public ».
Malheureusement, les habitudes de consommation des gens sont très différentes d’avant.
Les gens ne regardent la série qu’une seule fois, ils sont noyés par un nombre très important de produits culturels qui viennent du Japon, des USA.
Les consommateurs ne s’intéressent qu’à la nouveauté.
La durée de vie commerciale d’un produit a, en conséquence, beaucoup diminué.
 Wakanim note que 80% des revenus générés sur une série le sont les 2 premières années suivant sa sortie.
Il y a un souci de mentalité et de mode de consommation qu’il faudrait remettre en question.
 Le prix d’une licence d'animation en 2014, les éditeurs et le fansub.
Quel genre d’attitude peut nuire à la conception du fansub ?
Les teams qui font des séries sous licences nuisent à l’ensemble du fansub.
Les éditeurs ont ensuite tendance à mettre toutes les teams dans le même panier.
Pour les éditeurs comme Wakanim, le fansub n’est pas forcément une mauvaise chose mais une épée de Damoclès.
Il permet, à grande échelle, de faire découvrir un titre, mais en même temps il tue l’exploitation commerciale de la série car il n’y a plus aucun moyen de contrôle sur la diffusion de la série.
Le simulcast répond à cette problématique.
En prenant la série dès le début, les éditeurs tentent de répondre aux attentes de rapidité du public et peuvent avoir un contrôle plus étroit sur la diffusion de l’oeuvre sur internet.
Aujourd’hui, les gens ne font plus la différence entre le fansub et le warez.
Warez = Contrefaçon de séries licenciées.
Le Warez rentre en concurrence directe avec les éditeurs.
Ce n’est pas le but originel du fansub (Fansub VHS des années 80).
Le but originel du fansub était de faire connaitre les séries et de créer un marché, de pousser les éditeurs à s’intéresser à tel ou tel titre pour qu’il soit distribué de façon légale.
Aujourd’hui, le marché est là. On peut donc se poser la question de la légitimité du fansub par rapport à cet esprit originel.
Peut-on envisager des licences à l’épisode ?;
L’idée serait de proposer un certain nombre d’épisodes d’une série pour voir si elle marche.
C’est possible en théorie mais difficile à mettre en pratique car il parait difficile d’expliquer aux producteurs japonais et au public français qu’une diffusion va commencer mais qu’elle risque de ne pas aller à son terme.
Cependant, on retrouve cette idée dans une moindre mesure sur les séries comportant plusieurs saisons.
L’éditeur français peut dire qu’il achètera la saison 2 si la première saison fonctionne assez.
Les conditions des japonais pour l’obtention des licences :
Les éditeurs français s’adressent à une personne en particulier qui assure la vente pour les producteurs et fait la liaison avec le studio.
En général ce sont des gens plutôt jeunes (20/30 ans).
Ce sont des commerciaux.
Au fil du temps, des affinités se créent entre les éditeurs français et les japonais et des relations de confiance qui sont aussi importantes dans le choix d’une série à diffuser en France.
Les contraintes des éditeurs japonais sur les éditeurs français :
Les titres des séries :
Il arrive que les mangas dont sont issues certaines séries soient édités en France.Dans ce cas, une « bible » a déjà a été validée par le comité de production au Japon et le titre ainsi que les différents noms de lieu ou de personnage seront imposés à l’éditeur de la version animée de l’oeuvre.
Ce fut le cas pour Wakanim avec la série « Que sa volonté soit faite » dont le manga est édité chez Kana.
La censurede certaines scènes peut aussi être imposée car le producteur estime que la diffusion gratuite n’est pas adaptée au contenu.
La diffusion en ligne n’est pas encore soumise au respect des règles du CSA mais ça va changer bientôt.
Ca va changer beaucoup de choses, car les animes japonais sont des oeuvres matures qui peuvent parfois être violentes, sexy ce qui risque d’entrainer de nombreux conflits et contentieux entre le CSA et les diffuseurs.
L’éditeur paye-t-il un prix fixe pour une série ou y a-t-il un paiement à l’épisode ?:
Les deux solutions existent.
En général, Wakanim paye à l’épisode.
Il est aussi possible d’aller voir les japonais avec un budget fixe et de leur demander ce qu’ils ont à proposer avec ledit budget. Des packs peuvent être imposés.
Au lancement de Wakanim, les producteurs japonais leur imposaient de produire une autre série quand ils achetaient un simulcast.
Ce qui peut passer pour un cadeau est en fait une difficulté supplémentaire car la série occasionne des coûts humains et financiers pour l’entreprise.
D’autant plus que souvent, les séries vendues de cette façon-là ont un potentiel commercial moindre.
Ce fut le cas pour Wakanim avec des séries comme Tokyo Magnitude 8.0 ou encore Trapèze.
C’est fini pour cette fois-ci.
La prochaine fois il sera question des plateformes de distribution.
En attendant, n’hésitez pas à partager et commenter l’article ici ou sur les réseaux sociaux.
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Le prix d’une licence :
Le prix payé par les éditeurs français est fonction du coût de production.
Une série à gros budget coutera plus cher qu’une série faite en catimini par des passionnés.
Le prix dépend aussi de ce que l’éditeur négocie.
Un contrat contient plusieurs clauses :
Territoire de diffusion, durée de diffusion, différents secteurs… en jouant sur ces clauses, il est possible d’influer sur le prix final payé aux producteurs.
Aujourd’hui, la moyenne sur une série VOD est 500 euros par épisode mais ça peut monter jusqu’à 3000 voire 4000 euros par épisode.
Les droits DVD sont à peu près 3 fois supérieurs au prix de la VOD.
Ces sommes sont en fait des « minimums garantis », c’est-à-dire des avances sur recettes.
Ensuite, les ventes s’accumulent et des royalties sont reversées au studio.
A titre d’exemple, sur Wakanim, la publicité sur un épisode génère 10 euros pour 1000 clics.
Sachant qu’un épisode fait en moyenne 30 000 ou 40 000 vues, le revenu publicitaire généré est de 300/400 euros.
Ca amorti seulement le coût de traduction.
A côté de ça, Wakanim a aussi des coûts techniques importants comme la bande passante qui représente 5000 euros par mois. La publicité en tant que modèle économique n’a pas pour but de générer des revenus.
La publicité dans l’audiovisuel classique n’est pas comparable.
Les coûts pour 1000 clics des plateformes de rattrapage type M6 Replay sont jusqu’à 10 fois plus élevés que ce à quoi peut prétendre Wakanim.
Le problème est qu’aucun diffuseur d’animation japonaise en France n’a assez de poids commercial pour convaincre les annonceurs TV.
 Le prix d’une licence d'animation en 2014, les éditeurs et le fansub.